20 décembre 2019 – Commission générale,
17 jan
Compte rendu,
Comme M. le Maire est un homme organisé, « il a fait d’une pierre », non « deux coups », mais « trois ». Tout d’abord, à 18h00, il avait convoqué une commission générale, ensuite à 19h00, il avait prévu la réunion du conseil, et le même jour, à 20h00, il avait invité le conseil municipal et le personnel au restaurant.
Pour la réunion de la commission générale, l’horaire choisi n’arrangeait pas grand monde, et cela s’est ressenti car seulement 8 personnes avaient réussi à se libérer pour aborder un point important. Il s’agissait en fait de débattre de la réhabilitation du bâtiment de l’ancienne poste. Oui, vous avez bien lu, il s’agissait de « débattre ». Tout arrive, même à la fin du mandat. On ne s’y attendait plus et pourtant. C’est vrai que lors d’une réunion du conseil, M. le Maire avait annoncé qu’il avait « déjà » rencontré différentes associations en vue de savoir ce que la commune allait faire de ce bâtiment. Ce n’est qu’après nos interventions, auxquelles s’était associé Clément CONGUES, que M. le Maire avait convenu qu’il « semblait plus logique » d’évoquer ce dossier en conseil et ensuite, en fonction des décisions, de voir ce qui pouvait être réalisé dans cette bâtisse.
Nous nous étions étonné de constater qu’aux yeux du maire, il était plus important de demander leur avis aux associations potentiellement utilisatrices, plutôt que de saisir l’assemblée communale afin d’en débattre comme dans la grande majorité des communes en France. Et il aura quand même fallu 3 ou 4 mois, pour que ce point soit inscrit à l’ordre du jour. Mais, suite à nos réflexions, il ne s’agissait pas de le programmer en conseil mais en commission générale préalablement. Une commission générale permet de réunir l’ensemble des membres du conseil, mais à la différence près qu’il ne peut pas y avoir de public. C’est donc en comité (très) restreint que cela s’est passé.
M. le Maire a fait un bref historique et nous a rappelé que ce bâtiment est utilisé en partie par le Comité des Fêtes et l’association de pelote rivièroise. Ce qui était autrefois le garage est occupé par les « chaises du loto ». C’est un bâtiment qui fait environ 80 m2, et M. le Maire nous a indiqué qu’il n’avait pas retrouvé les plans. Il y a environ 40 m2 au rez de chaussée, et autant à l’étage. Et M. le Maire nous a ensuite indiqué que d’autres associations étaient intéressées, comme « la musique » qui a demandé « des pièces » pour répéter. Comme quoi, à l’entendre, la question avait l’air d’être « quasiment » réglée.
J’ai pour ma part indiqué que ce bâtiment pouvait être réhabilité pour un logement et pour y installer un commerce, dans la partie dédiée autrefois à la poste. Cela présente un intérêt particulier avec la boulangerie en face, cela pourrait « créer » un petit pôle commercial.
Caroline JAY avait eu la même idée, mais elle s’interrogeait quant à savoir s’il y avait de la demande ?
J’ai rappelé qu’il y a 2 ou 3 ans, j’avais déjà évoqué cette possibilité, avec le soutien d’Anouck BARTHELEMY. Et j’ai complété ma démonstration en précisant que cela pourrait faire rentrer quelques recettes supplémentaires, ce qui ne ferait pas de mal au budget de la commune.
Alors M. le Maire a voulu évoquer un point important à ses yeux. Il s’est souvenu que ce point avait été soulevé dans le dossier de la maison de la nature, et il a donc relevé la question de « l’accès handicapé ». Il avait là enfin, un argument à opposer dans l’hypothèse qui venait d’être proposée. Peut-on installer un commerce à l’étage ? M. le Maire a l’air de découvrir ce problème, mais la même question peut être posée si les locaux sont occupés par une ou des associations : « quid des personnes à mobilité réduite » ?
Devant ce dilemme, notre adjoint aux finances a alors demandé ce qu’en pensait les membres de l’assemblée : « Êtes-vous pour un logement et un commerce » ? Et comme dans ce genre de situation il faut faire preuve d’un peu de courage, il s’est empressé de rajouter : « il faut refaire une réunion avec les associations et définir ce que l’on va faire ».
Plusieurs commentaires viennent alors à l’esprit. Tout d’abord, lorsque notre adjoint aux finances indique qu’il faut « refaire » une réunion avec les associations », c’est qu’il y en a déjà eu, la réunion avec l’ensemble du conseil a-t-elle alors un intérêt, si tout est déjà envisagé, et plus ou moins réglé ? Deuxième question : et si pour une fois, c’était au conseil de décider du devenir de ce bâtiment. Et si pour une fois, le conseil prenait son courage à deux mains, au lieu de se cacher de manière tout à fait hypocrite derrière « les associations » ? Pas de réponse, mais cela semble assez précisément induit. M. le Maire s’est même mis à penser tout haut : « si on y met la musique, ils pourraient libérer le pigeonnier, …. », « Pour quel usage a demandé Véronique DARRIBET » ? « Non c’était une simple réflexion » a-t-il répondu, Caroline JAY a alors indiqué que le Comité des Fêtes avait besoin d’un local pour le stockage, Mais M. le Maire a laissé échapper que ce bâtiment n’était pas fait pour le stockage du matériel, Caroline JAY a alors insisté, en indiquant qu’il fallait faire une nouvelle réunion avec les associations, M. le Maire a même indiqué que le 3ème âge pourrait déménager à la maison des associations. Il essayait même de se convaincre que le bâtiment était trop petit pour y faire deux logements. Il répondait ainsi au 1er adjoint qui avait proposé d’aménager deux logements, alors que j’avais proposé de remettre en état pour un logement. Fallait-il y voir un peu de malice ?En tout cas, l’idée d’en faire des locaux pour la location semblait déranger, et chacun se permettait de raisonner comme si tout était déjà réglé (avec les associations).
Alors Caroline JAY en a remis une couche. Elle a proposé une réunion avec les associations dans le but de connaître leurs besoins. C’est vrai qu’il s’en irait temps, alors qu’elles avaient été parfaitement ignorées pendant une bonne partie du mandat. Mais est-ce que ce n’est pas un peu tard pour s’en préoccuper ? En même temps (comme dirait l’autre) c’est le moment de leur passer la brosse à reluire. C’est vrai qu’il vaut mieux caresser les gens dans le sens du poil, surtout en ce moment.
Mais, contrairement à ce qui a été évoqué au cours de cette réunion de commission, nous pensons qu‘il faudrait prendre le problème tout à fait autrement. Il faudrait proposer un projet et en discuter. Ce n’est pas plus compliqué que cela. Il suffit d’un peu de courage.
Mais il était déjà 18h55, et M. le Maire a proposé de passer à la réunion du conseil, alors que d’autres collègues arrivaient pour délibérer.






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