22 novembre 2019 – Point n° 5-2 : Finances,

29 déc

Maison Nature, dossier subventions,

Lorsque nous avons été en possession du dossier qui avait été préparé en catimini par M. le Maire, nous avons pu en prendre connaissance. Il est intitulé «  Maison de la Nature – Sa conception – Sa gestion ». Il nous révèle un certain nombre d’informations plus ou moins intéressantes et nous fait toucher du doigt quelques coquilles. C’est vrai qu’il existe plusieurs formes de dossiers. Il y a ceux qui sont construits de phrases creuses mises bout à bout pour faire du remplissage, et ceux qui définissent la genèse d’un projet. Il y a des dossiers remplis à l’emporte pièce avec comme seul objectif de pouvoir bénéficier d’une aide financière. Et il y a des dossiers qui expliquent le pourquoi d’un tel choix, les tenants et les aboutissants.

fichier pdf Maison Nature projet pour subvention

Parmi les informations qui sont censées nous être livrées, l’une d’entre elles est particulièrement intéressante, puisque nous découvrons que les « éleveurs et les chasseurs ……. Ont contribué au développement économique régional ………tout au long des 18ème et 19ème siècles ………. »
Toujours dans la 1ère partie : Fondement et objectifs, le 3ème paragraphe semble partir d’une bonne intention : « concilier les attentes ……… ». Mais la suite du message est moins glorieuse et finit presque en « quenouille », si l’on admet que : « l’information et l’éducation de ses utilisateurs toujours plus nombreux ……. », sont faites « dans le but de préserver un milieu naturel unique » (jusque là tout va bien) « des dépravations et dégradations qui ne pourront manquer de se manifester ». Les mots ont du dépasser la pensée de leur auteur.
Certes l’ambition du projet est grande, de là à la réduire à la préservation des dépravations et dégradations, c’est un peu regrettable.
De la même manière, penser régler ces problèmes en construisant une maison de la nature, c’est assez réducteur. Il y a un monde entre la réalisation d’un tel bâtiment et la gestion de « la dépravation » (qui s’applique aux mœurs). Si les barthes sont devenues un lieu de dépravation, il faut faire quelque chose de manière très urgente. De là à dire que cette construction est faite dans ce seul but, même si cela paraît très ambitieux comme projet pour une commune de 1200 habitants, cela paraît assez déplacé et sans vraiment de relation avec les objectifs.

Il est ensuite indiqué un peu plus loin, que les modalités d’organisation et de fonctionnement ont été arrêtés, suite à une réunion entre la municipalité et les associations. Il s’agit tout bonnement d’un gros mensonge, car il n’y a eu aucune réunion avec une commission communale. De plus, s’il y avait eu qu’un brin de concertation ne serait-ce qu’avec l’ A.C.C.A, M. le Maire aurait évité de se faire « jeter » lors de l’assemblée générale de cette association.

Il n’y a pas eu la moindre concertation avec l’ A.C.C.A, car si cela avait été le cas, M. le Maire aurait su qu’une grande majorité de chasseurs qui participent à des battues, ne veulent pas éviscérer le gibier à cet endroit, au milieu d’un espace initialement réservé au sport et aux loisirs, et si prés de l’école.

D’autre part, une grande majorité de chasseurs ne veut pas verser la somme de 10.000,00 € à la commune. C’est vrai qu’on a rarement vu une association verser de l’argent à une commune, c’est plutôt l’inverse qui se produit le plus souvent.

De plus, s’il y avait eu concertation, M. le Maire aurait évité lors de cette même assemblée, des observations sur le projet et en particulier sur la partie « réservée à la chasse », mais surtout au sujet de l’éviscération.

En effet, le plan indique qu’à coté de la salle dite d’éviscération, il y a un hall ouvert, et de l’autre coté il y a une chambre froide. Or d’après les chasseurs, il faudrait une salle d’éviscération et une salle de découpe. Et toujours d’après les chasseurs qui ont pris soin de regarder le projet avant l’assemblée générale (août 2019), lorsque la viande a été mise en chambre froide, lorsqu’elle sort, elle ne peut repasser dans la salle de découpe, selon le circuit « propre – sale », « le propre ne pouvant repasser par « le sale ». Cela prouve encore une fois que ce projet n’a pas du tout été étudié en étroite relation avec les « utilisateurs ».

Cependant, comme le dossier (que l’on a découvert le 20 novembre 2019) était destiné d’une part à la C.A.G.D, et d’autre part au Pays A.L.O, cela n’a aucune importance que le dossier soit truffé de contrevérités. Aucun membre de ces organismes n’ira en vérifier le contenu. Personne n’ira regarder si le dossier est en adéquation avec la réalité. Ça n’a aucune espèce d’importance, ça n’est pas destiné au public rivièrois.

La C.A.G.D a attribué une subvention, mais le Pays A.L.O a été beaucoup plus réticent. Pour le reste du dossier, il s’agit surtout de remplissage.

fichier pdf maison de la nature – plans

En prenant soin de regarder le plan d’un peu plus près, on ne peut que constater que ce bâtiment qui se veut avoir une grande ambition, est en réalité tout petit. Car si l’on regarde sa surface de plancher de 75 m2, et qu’on la compare avec une maison d’habitation de la même superficie, on ne peut s’empêcher de regarder son coût démesuré de 260.000,00 €, même et surtout si l’emprise au sol est portée à 150.00 m2 (avec les terrasses couvertes). C’est-à-dire que :
-          Pour la chasse : 37.87 m2 d’emprise au sol (45.69 m2 sur le plan), et 21.91 m2 de surface de plancher,
-          Pour la « nature » : 96.83 m2 d’emprise au sol (104.83 m2 sur le plan) avec 40.40 m2 pour la salle d’accueil,
-          En commun : 9.30 m2 d’emprise au sol pour les sanitaires.
De toute évidence, si l’on fait un rapide calcul du coût du bâtiment, on obtient : 260.000,00 € / 150 m2 = 1.733,33 € le m2.
C’est relativement élevé quand on sait que le coût d’une maison d’habitation est situé entre 1.000 et 1.200 € le m2.
Peut-on alors dire, sans passer pour un mauvais esprit que ce bâtiment est très cher pour l’ensemble des contribuables.

C’était sans doute le sens de la question qui a été posée, et pour laquelle notre secrétaire de séance s’est empressé de mettre sur le compte rendu « qu’il n’y avait pas d’erreur ».

Or, des erreurs il y en a pas mal dans ce dossier, et ce depuis le début. Elles ne concernent pas que des différences de surface.

Mais pour ce qui est de la réponse, il faut s’imaginer qu’elle doit dépendre de la personne qui a posé la question.

Et le plus important pour notre 1er édile, c’est  « de savoir retomber sur ses pattes, » comme les chats.

Pas encore de commentaire

Laisser une réponse

Vous devez être Identifiez vous poster un commentaire.

Réverbère |
Etoiles de compagnie |
Souvenirsenimage |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Fahdesp
| Bazarde ta vie
| Pixiecat