22 novembre 2019 – Point 7-1 : Travaux 2020,

29 déc

Abords fronton – demande de subvention,

C’est sans doute ce point qui a fait l’objet de beaucoup d’observations de notre part, parce que nous avons voulu démontrer que notre maire et sa fine équipe travaillaient à l’envers. Cependant en lisant le compte rendu, nous avons l’impression d’avoir dit beaucoup de bêtises. Il suffît pour cela de lire l’intervention de Caroline JAY, « fidèlement » rapportée par notre secrétaire de séance, qui vient se positionner, en donneuse de leçon. Mais, a-t-elle vraiment dit cela ? De quelle manière ses propos sont rapportés ?  Pour que cela fasse plus vrai, il suffira de changer quelques termes en améliorant le vocabulaire employé, et le tour est joué. Mais ce n’est pas ce tour de passe-passe qui va entamer notre envie de relater de manière plus précise, ce qui s’est réellement passé lors de cette réunion.

Dans un premier temps, M. Le Maire indique qu’il va présenter un projet auprès du Conseil Départemental et il se base pour cela sur une estimation de 336.000 € TTC.

Or, pour que les choses soient claires, une demande de subvention se fait à partir d’un dossier estimé en hors taxes. Mais ce n’est pas le plus important, et on ne va pas commencer à pinailler, car ce n’est pas la seule bêtise. Il poursuit en expliquant que l’État a déjà attribué une subvention dans le cadre de la D.E.T.R.

Et curieusement, à ce moment précis de son raisonnement, il oubli volontairement, de préciser le montant du dossier présenté antérieurement. Pour avoir l’explication, il suffit de prendre le compte rendu de la réunion de la commission des travaux qui s’est déroulée le 08 octobre 2019 (il y a 2 mois). Ce PV, établi par notre 2ème adjoint indique que le coût estimé est de 392.000,00 € (source C.A.G.D).

fichier pdf 2019.10.10 PV Réunion du 8 octobre 2019

Alors où est la vérité ?

De plus, ce même PV précise « la commission est unanime sur le fait que ce projet est encore embryonnaire, tant sur le plan financier que sur le plan de son implantation et des choix qui en découleront ». Est-ce que cela veut dire que ce projet n’est pas ficelé ? A quelque chose près, c’est cela. Et pourtant, ce n’est pas nous qui l’avons écrit. Nous avons donc la preuve que M. le Maire avance dans ses dossiers, et dans celui-ci en particulier, à l’aveuglette.

Le 1er dossier présenté est estimé à 392.000,00 €,
Le 2ème dossier est estimé quelques mois plus tard, à 336.000,00 €,
Où sont donc passés les 64.000,00 € de la différence ? 
Mais cela n’empêche pas Caroline JAY d’intervenir pour énoncer des choses définitives (?).
Selon elle, il y aurait deux hypothèses :
a)      Présenter un projet ficelé, thèse que je revendique,
b)      Présenter un, voire deux ou trois dossiers non achevés.

C’est la thèse qu’elle semble défendre, mais uniquement pour contrer ma démonstration, et surtout pour venir en aide à notre 1er édile. Mais comment peut-on défendre ce genre de raisonnement quand on a pris l’habitude de gérer l’argent des autres ? L’explication qui est donnée pourrait être qualifiée d’irresponsable.

Suivant cette argumentation, il convient de présenter un dossier élaboré de manière très approximative, et de le soumettre à une demande de subvention. Dés lors qu’il a reçu un accord de participation financière, on peut commencer les travaux et poursuivre l’instruction de manière un peu plus approfondie. Si le montant a augmenté (ce qui ne manquera pas d’arriver), il faut donc présenter une autre demande de subvention, et si par cas, la chance sourit une seconde fois, on n’hésitera pas à augmenter le montant des travaux.

C’est parfaitement inconsidéré et complètement irrationnel, car on avance dans le brouillard le plus complet. Mais cette argumentation nous aide à comprendre comment a été géré le dossier de la maison de la nature.

On est parti d’une estimation à 160.000,00 €. On a obtenu une subvention de 48.000,00 €. On a poursuivi l’étude du dossier et on a demandé une subvention à la C.A.G.D et au Pays A.L.O. On a obtenu une subvention de la C.A.G.D, mais pas du Pays. Avec la malchance de  la consultation, on est arrivé à un projet de 260.000,00 € et comme on ne disposait que de 78.000,00 € de subvention, il fallait trouver la différence. Il manquait encore presque 180.000,00 € pour le financement. Comme on ne possède pas encore la planche à billet, on a décidé d’avancer des coupes de bois pour obtenir environ 100.000,00 €. Il en manque encore un peu. Mais au fait, pourquoi ne pas demander une ouverture de crédits ?

Cela n’a donc pas servi de leçon, et on se lance dans la même aventure pour l’aménagement des abords du fronton.

Les élus du conseil municipal des enfants auraient eu ce genre de raisonnement, nous aurions été tentés de les « excuser » car ce sont des enfants. Malheureusement il s’agit de la démonstration des élus du conseil municipal. C’est à tout le moins assez inquiétant.

Notre démarche aurait été à l’inverse. Pour nous, ce n’est que lorsque le projet est arrêté que l’on peut commencer son estimation. Lorsque celle-ci est figée, on se préoccupe des subventions. Et ce n’est que lorsqu’on a bouclé le projet financièrement que l’on peut dire si on le fait on non. C’est un raisonnement assez simple (voir simpliste), mais qui peut être compris de tout le monde. Comment peut-on imaginer ne pas attendre de savoir si on peut financer un projet avant de se lancer dans les travaux ?

Dans une famille a peu prés censée on aura un raisonnement identique, prudent, et pourtant il s’agit de ses finances personnelles. Alors quand il s’agit d’utiliser l’argent des contribuables, on doit être encore plus prudent. C’est en tout cas, ce qui doit venir à l’esprit de n’importe quel élu responsable. Cela semble être en outre une question de bon sens. Mais il faut croire que notre raisonnement n’est pas le bon.

Toujours est-il que pour cette nouvelle demande de subvention auprès du Conseil Départemental, le dossier qui a été transmis n’était sans doute pas le dernier, puisqu’il faisait suite à un autre dossier dont le montant était plus élevé.

fichier pdf projet aménagement abords fronton

J’ai également rappelé à notre 1er magistrat, que le conseil a délibéré pour faire une consultation de maîtrise d’œuvre. A voir son comportement, on est obligé de constater qu’il n’a pas envie de la faire. Il s’en tiendra donc au seul projet élaboré avec la C.A.G.D. Et comme il n’est pas à un mensonge près,  il n’hésite pas à dire que c’est son projet, et qu’il l’a fait seul. Et pourtant, la lecture des pièces du dossier qu’il nous a fait transmettre (après l’avoir demandé), nous indique bien qu’il s’agit « d’une estimation réalisée par le bureau d’études du Grand Dax ». Et non seulement c’est écrit, mais il y a sa signature en dessous. Alors, qui ment ?

Lorsque Caroline JAY indique qu’il ne s’agit que d’un dossier de demande de subvention, elle n’a pas beaucoup de mémoire car durant tout le mandat il a été procédé de la sorte. La fine équipe n’a pas cessé d’improviser, que ce soit pour la chaudière de l’école, pour l’aménagement des places publiques devant l’école et la boulangerie ou pour la maison de la nature. Les projets ont été lancés et ont été adaptés au fur et à mesure. Plus exactement c’est le budget qui a du être adapté aux montants successifs.

C’est ce que j’ai rappelé au cours de la réunion. Notre 2ème adjoint a même fini par reconnaître qu’il avait procédé de la sorte pendant tout le mandat.

Et l’on s’étonne alors d’avoir recours régulièrement à l’ouverture d’une ligne de trésorerie. Mais c’est une autre histoire.

Alors pour éviter de reproduire des éléments qui fâchent, notre secrétaire de séance se dépêche de faire diversion avec le projet des jeunes qui a été inscrit in extrémis dans le cadre du budget participatif mis en place par le Conseil Départemental, à lire par ailleurs.

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