22 novembre 2019 – Dossier 1 : P.V.

15 déc

Compte rendu et commentaires,

Ce mardi 10 décembre, nous avons reçu le compte rendu de la réunion du conseil municipal qui s’est tenu il y a maintenant plus de trois semaines. C’est vrai que, par les temps qui courent, on a d’autres chats à fouetter que de s’occuper du PV d’une réunion qui est déjà ancienne. Il y a sans aucun doute des choses beaucoup plus importantes à faire.

fichier pdf 2019.11.15 convocation pour réunion 22 nov

Notre secrétaire de séance est fidèle à lui-même, il fait encore une fois dans ce qu’il y a de plus « light », de plus succinct. C’est vrai que si les réunions étaient enregistrées « officiellement », cela permettrait de retranscrire un peu plus fidèlement ce qui a été dit, de ne pas omettre certaines choses, et surtout de ne pas en déformer d’autres. Cela permettrait aussi, après coup, de vérifier qu’il n’est pas possible de prêter à certain(e)(s) personnes des propos qui n’ont même pas été tenus en réunion.

fichier pdf Compte-rendu C.M du 22 11 2019

Mais, il faut rendre à César ce qui lui appartient, et il nous faut donc reconnaître que certaines interventions sont bien mentionnées, et le plus fort, c’est « presque » assez fidèlement fait. Il y a encore quelques oublis, et ils sont sans aucun doute, volontaires. De là à penser, comme dirait l’autre, que « quand c’est flou, c’est qu’il y a un loup », il n’y a pas loin, et en plus c’est de saison. Et puis, plus c’est succinct, plus c’est flou. Et nous voilà revenu à la case départ. Alors, il faut savoir que si c’est succinct, c’est que l’on a évité de parler de choses qui « peuvent fâcher ». Et l’on aura, dans ce cas là, pris soin d’occulter certains passages de manière à ne pas « rapporter » des propos qui parfois peuvent être embêtants.

C’est donc à double tranchant. D’un coté on ne rapporte pas tout, et d’un autre on prend soin de mentionner presque scrupuleusement quelques propos de personnes « opposées ». Et dans cette dernière situation, le compte rendu est fait de telle sorte que les arguments cités puissent être démontés en suivant. Il suffira d’accompagner ces éléments de commentaires que l’on pourrait même se permettre d’inventer. Et le tour est joué.

Il est nécessaire pour cela d’indiquer qu’un membre de l’équipe (majoritaire de préférence) a effectué une déclaration, en mentionnant quelques termes essentiels (même et de préférence s’ils n’ont pas été évoqués) et l’argumentation de l’autre sera systématiquement « contredite ».

C’est un exercice très rare d’arriver à prouver à notre 1er édile qu’il se trompe, ou qu’il n’est pas sur le bon chemin, car, même s’il lui arrive d’être dans une position délicate, M. le Maire se fendra d’une de ses formules préférées : « on passe au vote ! » ou bien, « ce n’est pas à l’ordre du jour » ou encore : « c’est comme ça ! ».

Mais en l’occurrence, si notre 1er édile n’est pas intervenu (ce qui est excessivement rare), notre secrétaire de séance sera là pour sauver la face. Et pour ce faire, il se permettra d’inventer un commentaire. Il lui suffira de le placer dans la bouche d’un (ou d’une) collègue qui ne vient pas souvent, ou bien qui n’intervient pratiquement jamais, surtout si celui (ou celle)-ci a dit quelque chose auparavant, même si ça n’a aucun rapport avec le sujet évoqué. Cette « citation » viendra mettre en valeur l’intervenant(e), et notre secrétaire de séance « aura ainsi sauvé le soldat Ryan » !

Ce genre de situation a déjà été utilisé dans des comptes–rendus antérieurs. Cela s’est produit lorsque lors d’une intervention, le raisonnement a mis le doigt sur un problème que notre 1er édile n’avait pas particulièrement étudié. Et c’est également arrivé lorsqu’il a été démontré à M. le Maire qu’un dossier a été préparé à l’envers. C’était le cas pour les points 7 et 8 de l’ordre du jour de la réunion du 22 novembre dernier. Il s’agissait pour le maire, de présenter un dossier pour demander une subvention auprès de la C.A.G.D et du Conseil Départemental, pour les travaux à réaliser autour du fronton.

Pour être très précis, M. le Maire avait demandé au conseil avant l’été de délibérer au sujet de cet aménagement. Il avait été convenu que pour la restructuration d’un espace aussi important, après un travail fait par le conseil, l’avis d’un maître d’œuvre pouvait être retenu après en avoir consulté deux ou trois. Il pouvait s’agir d’architectes ou de paysagistes. Cela aurait permis de ne pas « faire n’importe quoi » au niveau de cet aménagement. Le conseil municipal a donc pris une délibération par laquelle il a été décidé de suivre cette procédure de consultation de plusieurs maîtres d’œuvres. Mais M. le Maire s’y est assis dessus.

Le conseil municipal ne présente aucun intérêt et une délibération ne compte pas plus que ça. Notre 1er magistrat est le seul maître à bord, et il peut donc « gouverner » seul, et il le prouve. Lorsqu’il n’a pas envie « d’exécuter » une décision du conseil il ne s’en prive pas.

C’est ainsi que nous avons vu arriver sur la table du conseil un dossier établi de manière très schématique avec l’appui du service de la C.A.G.D, et estimé de manière très aléatoire à un montant relativement important puisqu’il s’élève à plus de 390.000,00 €.

Lors de la réunion de la commission des travaux du 08 octobre 2019, ce dossier a été évoqué à nouveau, alors qu’il avait déjà été abordé précédemment.

J’avais donc fait remarquer, que d’une part, il n’avait pas été « acté » par le conseil municipal, et d’autre part aucun crédit n’était dégagé pour envisager de le mettre en œuvre. Notre 2ème adjoint relate tout cela de manière assez correcte dans le compte rendu qu’il en a fait :

«  La commission est unanime sur le fait que ce projet est encore embryonnaire, tant sur le plan finances, que sur le plan de son implantation et des choix qui en découleront. Actuellement, seul le D.E.T.R est acté en subvention à hauteur de 67 939 euros pour un projet estimé à 392 000 euros (source C.A.G.D) ce qui n’est pas suffisant ».

Tout est dit, il suffit de se replonger dans le compte rendu de la réunion.

fichier pdf 2019.10.10-2 PV Réunion du 8 octobre 2019

Et pourtant, c’est bien un projet « encore à l’état embryonnaire » qui a été présenté, et sur lequel le conseil a été invité à se prononcer,

M. le Maire n’a rien à faire de la proposition de la commission des travaux. Quel est donc l’intérêt de la réunir, si ce n’est que pour faire voir qu’elle n’a servi à rien. Et pourtant, cela aurait permis de peaufiner ce projet, de le chiffrer de manière plus précise. Cela aurait également eu pour effet de pouvoir solliciter des subventions « plus importantes ». Mais à quoi bon tenir ce genre de raisonnement puisque notre 1er édile n’écoute rien. Il a décidé et cela se passera comme il l’entend.

Nous avons un exemple (parmi d’autres) c’est celui de la « maison de la nature ». Lorsque M. le Maire a présenté le dossier en conseil pour demander la subvention D.E.T.R à l’État, le projet s’élevait à 160.000,00 €. M. le Sous Préfet (de l’époque) avait retenu ce montant, lui avait appliqué un pourcentage et avait décidé d’attribuer à la commune de RIVIÈRE la somme de 48.000,00 €.

Lorsque la procédure a été bien plus avancée, mieux étudiée (et encore ….), il a fallu se rendre à l’évidence et constater que le projet s’élèverait à 260.000,00 €, (soit 100.000,00 € de plus). Si M. le Maire avait attendu que le dossier soit ficelé, avant de se précipiter pour demander la subvention, les services de l’État auraient pris en compte le montant plus élevé et aurait attribué une subvention plus importante. Et bien non, cet exemple n’a pas servi de leçon. M. le Maire continu à n’en faire qu’à sa tête. Il s’acharne à travailler en dépit du bon sens. Et lorsqu’en réunion, il lui a été dit qu’il travaillait à l’envers, il n’a certes pas été ravi. Mais il s’agissait d’un constat qui n’est pourtant pas très loin de la stricte vérité, même s’il a du mal à l’entendre. Et pourtant !

Mais notre secrétaire de séance qui est un adepte du consensus, a oublié quelques commentaires désobligeants, dans son PV. Il est vrai qu’ils venaient de certains membres de « la majorité » et étaient destinés à leur « chef de file ». M. « consensus » a ainsi évité ainsi de remuer le couteau dans la plaie, surtout lorsqu’il s’est agit de parler de la convention à signer avec E.N.E.D.I.S. Mais au fait, M. le Maire pouvait-il être juge et partie ? Alors pour ne pas avoir à répondre à cette question, il suffit de ne pas la poser. Il ne faudrait pas pousser le bouchon un peu trop loin.

Alors, dans le compte rendu, puisqu’il faut y revenir, il demeure quelques approximations, mais c’est normal, on n’a pas le temps de tout noter.

Et puis, exceptionnellement nous avons eu droit à une question diverse. Il est vrai qu’elle avait été « postée » quelques jours avant, comme le veut la règle établie par notre Maire, et en plus, elle venait d’un membre de la « majorité ». La question avait été posée par Karine PAULIN qui n’avait pas pu être présente à la réunion. Cela a sans doute eu pour effet de délier des langues à ce sujet. Mais tout ce qui a été dit à ce propos n’a pas été retranscrit dans le compte rendu.

Et c’est mieux ainsi.

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