18 septembre 2019 – Point 2 : Maison Nature

23 oct

Avenant en moins-value,

Ce point est donc en lien avec le précédent, mais il est surtout en relation avec la décision de ne pas faire réaliser le puits canadien lors de la construction de la maison de la « nature ». Il y a en fait deux lots concernés par cette réalisation (ou non réalisation), c’est le lot 1 maçonnerie, terrassement, au niveau des travaux à effectuer dans le sol, en installant gaines et fourreaux devant être utilisés par le chauffagiste (lot n° 7).

Du fait de la non réalisation du puits canadien par le lot n° 7, il convient de réduire les travaux du lot n° 1 compte tenu du fait que le marché a été notifié à cet artisan dans son intégralité.

Lors d’une réunion qui a eu lieu en mairie le mardi 17 septembre, en présence de M. le Maire, de son adjoint aux travaux, de l’architecte et du maçon, ce point a été soulevé et il a été indiqué au maçon qu’il ne réaliserait pas une partie des travaux, et notamment ceux concernant le puits canadien. Comme l’a expliqué M. le Maire, cela fait donc une moins-value (une économie) pour la commune de : 2.215,92 € TTC. Cela paraît assez logique. Mais ce qui l’est moins, c’est de voir comment quelques membres du conseil ont été obligés de faire machine arrière toute, et comment d’autres en ont été réduits à manger leur chapeau. Il faut se souvenir des questions qui ont été posées lors des ouvertures des plis, afin de savoir quel était l’intérêt d’une telle réalisation, et surtout des réponses qui ont été données. Celle qui a fini par atteindre tous les sommets, c’est celle de notre adjoint aux finances qui parlait lui : « de question philosophique ».

Pourtant le bureau d’études insistait lourdement. Il demandait à M. le Maire s’il tenait vraiment à intégrer un puits canadien dans une telle réalisation, et pour quelle raison ? On a donc fini par demander au bureau d’études pourquoi il demandait cela ? Et il a fini par dire que, de la manière dont le projet avait été étudié, cela ne fonctionnerait jamais. Et pour ne pas remettre en question le travail de l’architecte, du coté du conseil les critiques tombaient et l’on se répandait en expliquant que ce « type » (le bureau d’études) n’y connaissait rien. Et pourtant, il a fini par rependre le projet de l’architecte. Il a essayé de le modifier en y incluant de nouveaux paramètres destinés à un meilleur fonctionnement, mais il a fini par conclure que les résultats ne seraient pas satisfaisants. Il devait y avoir quelque-chose de logique dans sa réponse car le projet initial prévoyait un chauffage d’appoint, c’est-à-dire des radiateurs électriques. (????)

Et malgré toutes les mises en garde, le projet de puits canadien a été maintenu. Il n’était même pas question que l’on ne puisse pas installer ce système de chauffage, puisque l’adjoint avait trouvé LA FORMULE qui restera sans doute, dans les anales : « c’est une question de philosophie, par rapport au projet ». Notre adjoint n’avait pas de mot assez éblouissant pour décrire le projet et l’expliquer.

Alors que s’est-il passé ? Le bureau d’études avait-il raison ?  Il a fallu toucher du doigt la réalité, mais en petit comité bien entendu, pas devant la commission. Après l’ouverture des plis, cela ne faisait plus de doute, le coût de ce puits canadien faisait monter très sérieusement le coût de cette opération. On a atteint des sommets et on a frôlé les 280.000,00 € TTC. Et il fallait rajouter le coût des différentes études, environ 30.000,00 €.  L’adjoint aux travaux avait bien indiqué un jour à M. le Maire que le projet finirait à 300.000,00 €, et il faut avouer qu’il n’était pas loin de la réalité.

Avec un dossier si peu étudié localement, et peut-être ailleurs, il fallait s’y attendre. Et lorsque la réalité dépasse la fiction, il faut « en rabattre ». Le projet de puits canadien avait été estimé très bas, et dans les offres il s’élevait, sans les travaux de terrassement à plus de 25.000,00 €.

Adieu les grands principes, adieu le développement durable, adieu les idées en relation avec l’écologie, adieu la philosophie, et retour à la triste réalité. Ça vous fiche un coup au moral ! Le projet sera donc réduit à sa plus simple expression, sauf si les chasseurs, consultés sur le tard, soulèvent encore quelques points méritant que l’on s’y arrête.

Alors, lors de la réunion du conseil, M. le Maire a présenté très succinctement le point relatif à la moins-value, en expliquant tout simplement que l’option du puits canadien n’avait pas été retenue. Tout d’un coup cette installation était considérée comme une simple option. Comme pour dire que l’on n’y croyait pas vraiment depuis le début. Et allez donc !

Alors comme il s’apprêtait à faire voter le conseil comme un seul homme, Véronique DARRIBET a demandé pourquoi le puits canadien ne serait pas réalisé ?
La réponse de M. le Maire a été très claire : « c’est trop cher », et il a rajouté que « le rapport qui a été fait entre le coût de l’investissement et sa rentabilité, ça ne valait pas le coup ».

C’est vrai que c’est mieux de s’en rendre compte avant les travaux qu’après. C’est plus judicieux, et ça donne l’impression d’avoir potassé le dossier.

Profitant du fait que le sujet était sur la maison de la nature, Véronique DARRIBET en a profité pour poser une autre question, au sujet de la passerelle, appelée également « observatoire ». Elle s’est inquiétée de savoir par quel moyen allait accéder à cet espace les personnes dites à mobilité réduite ?
Il y a eu un blanc, et M. le Maire a répondu tout naturellement : « il n’y a pas d’accès ».
Donc, a dit Véronique DARRIBET, il y a un escalier pour les personnes valides, et il n’y a pas d’accès pour les personnes à mobilité réduite ?
« Ça a été validé comme ça », a répondu M. le Maire. Et il a rajouté « on ne va pas mettre un ascenseur ». Puis il s’est cru obligé de rajouter « ça a été validé comme ça, et c’était prévu comme ça depuis le début ».
Et comme la réponse ne satisfaisait pas vraiment M. le Maire a rajouté « on les portera » et il a encore rajouté « aux arènes de DAX, il n’y a pas d’accession ».
Joël PRAT a juste fait remarquer que pour les arènes il s’agit d’un bâtiment déjà ancien, tandis que dans le cadre du bâtiment dont il est question, il s’agit d’un bâtiment neuf.
Maxime CAFFRAY a volé au secours de M. le Maire et a eu cette réflexion définitive « il n’est pas question d’y mettre un ascenseur, c’est un investissement monstrueux ».

Véronique DARRIBET s’est rappelé que ce bâtiment devait être au départ, une maison de la chasse. Mais au fur et à mesure que ce dossier avançait c’était devenu une maison de la nature. Puis il nous a été indiqué lors de réunions du conseil qu’un projet pédagogique avait été rédigé dans ce sens. Elle a donc interrogé M. le Maire et Maxime CAFFRAY, porteurs de ce projet. Elle voulait savoir comment, lors de visites de ce site par des groupes d’enfants ou d’écoliers, ce problème serait réglé pour les enfants à mobilité réduite ? La question se posera de la même manière pour des groupes d’adultes ou même des adultes isolés.

Comme M. le Maire ne pouvait pas répondre, c’est Maxime qui s’y est collé. Il ne manque jamais une occasion pour se rappeler des choses se remémorer des choses qui n’existent pas a précisé « lors d’un précédent conseil on a abordé ce problème, et il a bien été précisé que les personnes à mobilité réduite ne pourraient pas accéder à la passerelle d’observation. Maxime CAFFRAY a une excellente mémoire mais, soit il a rêvé ce qu’il a avancé, soit cela a été évoqué en comité restreint et il ne devait pas y avoir beaucoup de monde, car ça n’avait pas marqué les esprits. D’ailleurs personne, dans la « majorité » n’a réagi.

Et Maxime CAFFRAY qui n’est pas avare au niveau des « révélations » a même rajouté « que le bâtiment serait équipé d’une webcam, et que les personnes concernées pourraient voir « le spectacle » d’en bas sur vidéo ou webcam.
Véronique DARRIBET a donc indiqué que pour elle les personnes à mobilité réduites étaient exclues dans ce projet.
M. le Maire qui trouvait que cela durait un peu trop à indiqué « qu’il ne fallait pas caricaturer, et que de toute façon, le bâtiment était réglementé ».
Ce à quoi Véronique DARRIBET a rajouté « que d’après les documents qui ont pu être consultés en mairie, le bâtiment est réglementé pour le bas ». Ce qui a laissé M. le Maire sans voix.
Et Maxime CAFFRAY a cru bon devoir rajouter « que pour l’école c’était pareil, lorsque le problème s’est posé, c’est la classe qui a été déplacée. ( ????).
Alors Véronique DARRIBET a souhaité savoir si,  « en suivant ce raisonnement s’il devait se passer quelque-chose au niveau de la passerelle,  a-t-il été envisagé de faire comme pour l’école » ?

M. le Maire, très embarrassé, a coupé court. Il a demandé au conseil de voter au sujet de l’avenant de moins-value.

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