12 juillet 2019 – Point 14 : Divers,

30 août

Point sur l’état des finances (si l’on peut dire),

C’est une chose exacte, que de dire que l’ordre du jour ne comportait pas la mention d’un point 14 relatif aux questions diverses. C’était sans doute parce que personne n’avait transmis une ou plusieurs questions dans les 48 heures ayant précédé la réunion du conseil. Et pourtant, alors que le dernier point inscrit à l’ordre du jour venait de se terminer dans une « quasi unanimité », notre adjoint aux finances a voulu terminer cette réunion du conseil, la dernière avant l’été, sur une note rassurante, mais surtout pour « sa majorité ». Mais comme nous l’avons déjà entendu, notre adjoint aux finances, en sa qualité d’adjoint peut tout se permettre. Et M. le Maire n’a surtout pas demandé à son adjoint de se taire parce que son intervention n’était par prévue, d’une part, et qu’elle était complètement inappropriée d’autre part.

Nous avons pu constater une fois de plus que la démocratie s’exerce pleinement dans notre petite commune de campagne. Et M. le Maire ainsi que son adjoint auraient pu au début de ce point rappeler la fameuse maxime : « Faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais » ! Autrement dit, vous n’avez pas le droit d’aborder des questions diverses, mais nous oui.

Alors, notre adjoint aux finances qui voulait clouer le bec de Véronique DARRIBET, a essayé de décocher quelques flèches sur un ton assez dédaigneux, hautain et très condescendant :
- « je voudrais rassurer Véronique DARRIBET, sur la situation financière de la commune, et je voudrais le faire à l’aide de deux anecdotes » (sic).
Et il est reparti dans ses vieux démons :
« Nul n’ignore la situation financière dans laquelle la précédente équipe a laissé la commune en 2014, ……. « 

C’est de bonne guerre l’année de l’élection. Mais nous resservir ce plat tous les ans, ça fini par faire un peu réchauffé. Surtout que cela fait maintenant cinq ans que notre adjoint est « aux commandes ». C’est donc lui qui est censé tenir les cordons de la bourse depuis ce temps là.

Peut-être pas tout à fait car, je veux bien lui concéder l’histoire du budget 2014. Par contre je ne vois pas ce que cela vient faire dans l’histoire sauf à nous faire découvrir (pour ceux qui l’ignoraient encore) que ce n’est donc pas le maire qui prépare le budget. Mais comment se fait-ce ? Mais comment se peut-ce ? M. le Maire qui est omniprésent, omniscient, ne serait donc pas seul responsable de la situation financière de la commune ? C’est de la galéjade, c’est un canular, c’est une farce, c’est de la mystification, …..

Il nous a donc refait le coup avec cette explication, il nous a encore cité sur la lettre de M. le Préfet, qu’il nous avait déjà citée à plusieurs reprises. Mais en tant que « bon gestionnaire », n’était-ce pas à lui de prendre les mesures nécessaires pour que la situation de la commune s’améliore ? Et de s’enorgueillir que depuis 2016, le « réseau d’alerte des finances locales » n’ait pas donné signe de vie. Encore heureux !

Mais c’était sans compter sur la réponse de Véronique DARRIBET, qui elle, a demandé la parole pour lui donner son point de vue, radicalement différent, on s’en serait douté, mais dont le raisonnement tient la route :
« Mon cher Étienne, tu nous donnes ton avis au sujet de la situation financière de la commune, et c’est normal, que pour toi cela soit satisfaisant. Tu ne vas pas dire le contraire, même si tu le penses, vis à vis de « tes collègues de la majorité ». Cependant, tu nous expliques que la situation s’est améliorée alors que pendant deux ans de suite les comptes administratifs de 2017 et 2018 ont été voté avec des excédents de fonctionnement insuffisants pour financer les dépenses d’emprunts (en investissement).
Pour rappel en 2017 : 40.000,00 € d’excédent global de clôture et en 2018 : 14.000,00 € alors que les annuités d’emprunts sont de l’ordre de 120.000,00 € dont plus de 90.000,00 € en investissement,
De plus a rajouté Véronique DARRIBET, tu estimes normal que pour pouvoir financer certains travaux, tu sois obligé d’avancer deux coupes en forêt communale, l’une de pins de un an, et l’autre de chêne de trois ans. Si tu trouves que la situation financière de la commune est bonne grâce à ces artifices, c’est un peu triste, et je ne suis pas du tout du même avis.
Évidemment notre adjoint aux finances a contesté ces explications et notamment le fait d’avancer une coupe de trois ans.
Véronique DARRIBET a confirmé que sur le calendrier de l’ O.N.F la coupe était prévue en 2023, (ce qui fait donc quatre années).

Et notre adjoint qui comptait faire un pied de nez à Véronique DARRIBET, (tellement ça le démangeait), a été obligé d’en rabattre. Et, pris à son propre piège, il essayait de se débattre dans la nasse où il s’était engouffré tout seul.

Il a donc expliqué, (mais ce n’est pas repris dans le compte rendu) que depuis que cette équipe est « aux affaires », la commune a remboursé plus de 600.000,00 € d’emprunts en 5 ans, ce qui est assez lourd, et plus il avançait dans son raisonnement plus il s’énervait.

Mais à l’écouter, il faut se poser la question de savoir comment cela se passe dans les autres communes ? N’y a-t-il qu’à RIVIÈRE que les municipalités précédentes ont financé les travaux par emprunts ? Il s’agit bien entendu des municipalités dirigées par Francis CASTAGNET et bien évidemment par Brigitte PRAT. Dans les autres communes, lorsque les conseils ont été mis en place en 2014, les nouveaux élus ont sans aucun doute, décidé de cesser de régler les emprunts de leurs prédécesseurs. Mais de quelle planète vient-il ?

« De plus a-t-il dit, tous les travaux qui ont été faits l’ont été sans emprunts ».
Ce sur quoi Véronique DARRIBET s’est permis de l’interroger à nouveau :
«Lorsque M. le Maire nous annonce qu’il a ouvert une ligne de trésorerie auprès de la Caisse d’Épargne, ne s’agit-il pas d’un emprunt ? On peut comparer cela à un crédit pour la consommation, c’est donc un emprunt, puisqu’il y a des intérêts à rembourser.»
Mais que faut-il penser de tout cela ? Peut-on se faire à l’idée selon laquelle, s’il y a un crédit à la consommation, c’est qu’il n’y a plus d’argent en caisse ? Et si tel est le cas, c’est que la commune vit au dessus de ses moyens.

Notre adjoint aux finances était au bord de la crise d’apoplexie lorsque M. le Maire à demandé que cela s’arrête, il a indiqué à Véronique DARRIBET (qu’il tutoyait tout d’un coup) que c’était son avis et que bien entendu il ne le partageait pas, et souhaitant faire cesser ce débat qui le dérangeait, il a levé la séance.

C’est quand même pas banal, l’adjoint aux finances amène sur la table, alors qu’il n’y a pas de questions diverses à l’ordre du jour, un point dans lequel il réussi à s’empêtrer, pour essayer de rassurer sa « majorité ». Il n’y parvient pas, parce que d’autres arguments viennent lui démontrer qu’il à tort, et il faudrait se taire.

Notre adjoint n’aura donc pas réussi, où pourtant il croyait être irréprochable et inattaquable. Sa démonstration a fait « pschitt » ! « Tel est pris qui croyait prendre ».

La prochaine fois, peut-être pourrait-il tourner lui aussi, sept fois sa langue dans sa bouche, avant de parler. ……..

Lorsque M. le Maire a levé la séance, l’ordre du jour était épuisé, mais il n’y avait pas que lui.

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