12 juillet 2019 – Point 9 : Maison de la nature,
27 août
Marché de travaux, après 3ème consultation,
Ce dossier a été l’occasion de mettre les choses au point, même si M. le Maire a refusé d’entendre les choses que nous avions à dire, et même si il m’a traité de menteur. Mais après avoir eu connaissance de ce qui s’est vraiment dit, vous allez pouvoir en tirer les conclusions et dire ainsi qui est le menteur ?
En ce qui concerne ce dossier, il aurait été plus logique qu’il soit présenté avant le précédent, puisque là, il va être question de dépenses, alors que dans le précédent, il était question de recette (subvention de la C.A.G.D). Mais on pourrait penser que ce n’est pas pensé, alors que si, parce qu’en y réfléchissant, tout est calculé. Imaginez un instant que le dossier concernant les travaux de la maison de la nature ait été présenté d’abord, M. le Maire aurait du faire face à certaines critiques, car plus on avance dans ce dossier et plus on rajoute des centaines et même des milliers d’euros. Depuis le début de cette opération, on ne fait que cela, pour en arriver maintenant à une somme avoisinant les 270.000,00 €. Donc, pour éviter ce genre de commentaire, on place le sujet concernant une nouvelle subvention avant, comme ça, quand on sera amené à parler dépenses, M. le Maire pourra répondre qu’il a réussi à décrocher une nouvelle recette. Et c’est exactement ce qui s’est passé, et aussi bien M. le Maire que son adjoint, n’ont pas manqué d’avancer cet argument. Ce qui ne m’a pas empêché de préciser, qu’à ce rythme là, si le projet avoisine les 300.000,00 €, cela n’aurait pas grande d’importance.
Pour pouvoir se justifier par rapport au dossier presque déplorable du Maître d’œuvre, M. le Maire et son adjoint n’ont rien trouvé de mieux que d’expliquer que le coût du projet peut augmenter puisqu’on va avoir d’autres subventions. Et en suivant ce raisonnement, il n’y a pas de raison de ne pas s’amuser de la sorte, puisqu’on a des recettes supplémentaires pourquoi ne pas augmenter les dépenses. Mais il y a un mais.
Lors de la réunion de la commission d’ouverture des plis qui s’est déroulée la veille de la réunion du conseil, lorsque notre ministre des finances a « arrêté » les comptes, le projet approchait les 270.000,00 € (uniquement pour les travaux). Cela commençait à « faire un peu beaucoup ». Et sans doute notre adjoint aux finances se rappelait-il de la remarque de son collègue aux travaux qui avait expliqué lors d’une précédente réunion qu’il arriverait à se désolidariser de ce projet si son coût s’envolait. Et notre adjoint aux finances qui avait tout d’abord fait semblant de ne pas comprendre s’est vu mettre les points sur les I par son collègue : « il va falloir expliquer à la population pourquoi le projet est si cher ». « Qui va l’expliquer », avait-il rajouté ?
Et donc entre la réunion de la commission d’ouverture des plis de la veille et la réunion du conseil, nos deux experts : M. le Maire et son adjoint ont procédé à de nombreuses coupes sombres. - Tout d’abord, comme nous l’avons déjà expliqué, fini le puits canadien, fini la géothermie, fini la question philosophique de notre adjoint aux finances, fini les belles envolées lyriques concernant les travaux en lien avec la nature du projet, …….. - Puis ont été enlevées les travaux et les fournitures en lien avec la salle d’éviscération, la salle de découpe, la chambre froide, fini les belles promesses faites aux chasseurs (ou du moins à leur Président), ….. - Et puis certaines options ont été éliminées. Au départ du projet, les travaux étaient annoncés comme fermes et définitive, et au moment de la 3ème consultation, certains travaux n’étaient plus envisagés que comme des options. C’était en effet plus facile de dire que certaines options ne seraient pas réalisées. C’est sans doute comme cela que l’on fait baisser le coût d’une telle réalisation, mais si le dossier avait été étudié sérieusement par le Maître d’œuvre, avec des estimations actuelles (et non de 2015 ou 2016), et si le projet avait été vraiment étudié avec le concours des chasseurs, peut-être n’y aurait-il pas eu toutes ces coupes sombres rendues obligatoires après avoir découvert les prix pratiqués par les artisans qui, d’après le Bureau de contrôle sont des prix actuels. Et si on avait réellement étudié ce projet en commission des travaux, …….. Et si on avait demandé à l’architecte de faire un cadre identique pour tous les artisans (ce que l’on appelle aujourd’hui une D.P.G.F, Décomposition des Prix Globaux et Forfaitaires), ils auraient pu répondre sur les même critères au lieu d’être obligés d’improviser au moment d’établir leurs devis, ……. C’est une pièce constitutive du dossier de consultation dans le cadre d’un marché public, et pourtant à RIVIÈRE, hormis le Bureau d’étude qui a repris le dossier de l’architecte et qui lui, l’a intégré dans les lots appelés « fluides », le Maître d’œuvre ne l’a pas mis, laissant ainsi chaque artisan obligé de reprendre l’ensemble des pièces du dossier. Mais si tout cela avait été fait dans le bon sens, cela aurait été trop simple. Nous étions donc en train d’étudier les résultats de la 3ème consultation pour les mêmes lots ou presque. On avait été obligé de consulter à nouveau pour le lot 2bis, car l’artisan qui avait été retenu initialement avait déclaré ne pas prendre le lot du fait qu’il avait sous traité l’escalier. Pour le lot 3 menuiseries extérieures, lors de la 1ère consultation, aucun artisan n’avait répondu, et pour la seconde consultation, il avait été estimé que les prix étaient trop élevés. Le motif du prix trop élevé avait été également fourni pour les deux autres lots : le lot 7 plomberie, sanitaire et le lot 8 électricité.Cette fois-ci le conseil s’est prononcé pour trois des quatre lots. Enfin quand je dis le conseil, je devrais dire une partie de la majorité, car Clément CONGUES, même s’il s’est abstenu, n’a pas pu s’empêcher de constater et de faire remarquer à ses collègue que l’architecte n’avait pas fait un très bon boulot. Bon, le secrétaire de séance n’a pas relaté ce qui s’est réellement passé en réunion, mais on vous a déjà dit qu’il était un peu partial dans ses écrits.
En fait, depuis le début de cette consultation et surtout de l’ouverture des plis, M. le Maire et ses deux adjoints refusent d’admettre que le Maître d’œuvre n’a pas donné un très bon dossier à la commune. C’est normal qu’ils réagissent de la sorte puisqu’ils ont été les seuls (en y ajoutant le 1er adjoint) à « travailler le dossier avec lui. Ils ne peuvent donc pas s’indigner au sujet du travail, puisqu’ils l’ont validé. Et ce n’est qu’après qu’ils l’ont « soumis » au Président. Mais ce n’est qu’une question d’habitude car ils pratiquent de la sorte depuis le début du mandat. Donc, concrètement, ils ne peuvent se déjuger. Alors que c’est bien vrai que le travail n’a pas été fait très sérieusement. Mais comme dirait l’autre, « on est à la campagne ».
Et donc, lorsque notre adjoint aux finances a eu fini de lire le tableau qu’il avait fait avec les derniers tarifs (y compris pour le lot 3 qui ne va pas être retenu), il a indiqué devant le conseil que le montant total des travaux s’élevait à la somme de 230.000,00 € TTC. Je lui fais donc remarquer que de la veille (date de la commission) le montant estimé a drôlement baissé, mais qu’il est quand même passé de 160.000,00 € HT, montant déclaré lors de la demande subvention auprès de la C.A.G.D (novembre 2018), à 230.000,00 € TTC, soit (grosso modo) une augmentation de plus de 50.000,00 €. Et M. le Maire qui laissait son adjoint se dépatouiller avec les chiffres est intervenu pour me demander d’arrêter de dire n’importe quoi, que ce que j’avançais n’était pas vrai. Dit plus simplement, il me traitait de menteur. Je lui ai donc rappelé que l’estimation qui a servi de base pour la demande de la subvention à la C.A.G.D était de l’ordre de 160.000,00 € (exactement de 167.250,00 €) HT, c’est en tout cas écrit de la sorte dans le projet de convention à signer avec la C.A.G.D lors du point précédent.Aujourd’hui, après avoir opéré des coupes franches dans la nuit, (par rapport à la réunion de la veille), le projet ne s’élève plus qu’à 198.000,00 € TTC, mais il faut quand même rajouter les frais divers : honoraires architecte, bureau de contrôle, étude de sol, missions diverses, sécurité, S.P.S, etc. dont le montant s’élève à 39.500,00 € TTC. Si on se permet d’arrondir les chiffres, on arrive pratiquement à 240.000,00 € TTC. Le projet a donc pris une sacrée claque depuis le début, mais cela n’empêchera pas M. le Maire de me traiter de menteur.
Maintenant que les chiffres sont alignés, et qu’il ne manque plus que le résultat du lot 3 (menuiseries extérieures), on peut aisément se rendre compte de qui est le menteur.
Pour la petite histoire, notre secrétaire de séance a encore fait sa propre tambouille au niveau du compte rendu, puisqu’il indique que j’ai confirmé les propos de Clément CONGUES au sujet de la mauvaise estimation de l’architecte et du manque de D.P.G.F, mais c’est à peu prés l’inverse qui s’est passé. J’ai rappelé cela et, malgré tout le respect que je dois à Clément CONGUES, il n’a fait que reprendre les éléments au sujet de la mauvaise estimation de l’architecte. Il a malgré tout eu l’honnêteté de faire remarquer cela, même si cela n’a produit aucun effet auprès de M. le Maire, de son adjoint et du reste de ses collègues.
Il faut noter également la capacité de notre secrétaire de séance à vouloir enfumer le lecteur, car dans le récapitulatif qui est inséré, il se débrouille a faire parler les chiffres comme il veut. Les colonnes sont placées de telle sorte que l’on ne puisse pas bien comprendre la réalité des choses : - tout d’abord il met l’estimation HT de l’architecte, - puis il met le résultat HT après la 3ème consultation, - il met ensuite le montant TTC après la 3ème consultation, - il place ensuite les variantes retenues TTC, - et enfin il met le montant TTC des travaux après avoir enlevé l’estimation de lot 3, Cela lui permet effectivement, par un tour de passe-passe de réduire le montant à moins de 200.000,00 € alors qu’on sait très bien que celui-ci sera nettement supérieur. Si l’on prend la dernière colonne et que l’on y rajoute « provisoirement » le coût du lot n° 3 cela porte le montant à 230.167,74 € TTC Et si l’on y rajoute le coût des honoraires divers soit 39.500,00 € TTC, on revient au coût de 269.667,74 € TTC. Nous sommes très loin du coût estimatif transmis à la C.A.G.D lors de la demande de subvention en novembre 2018.Mais que dire de l’estimation transmise en 2016 à M. le Préfet pour faire la demande de subvention (D.E.T.R) qui s’élevait alors à : 160.000,00 € HT mais qui comprenait alors le raccordement du futur bâtiment au tout à l’égout.
Il faudra alors voir, lorsque le dossier sera enfin ficelé, qui aura menti, et de combien le coût a été augmenté depuis le début de cette opération.
La prochaine étape concerne l’ouverture des plis pour le lot n° 3, c’est la 4ème consultation, et vraisemblablement nous ne sommes pas au bout de nos peines.
Et comme dit M. le Maire : « ça n’avance pas » !
La faute à qui ?






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