10 janvier 2019 – Point 3 – Forêt,
2 mar
Projet de Coupe rase en 2019,
M. le Maire a commencé à s’aventurer délicatement sur le sujet en indiquant que sur proposition de l’ O.N.F la commune pourrait mettre en vente en 2019, une coupe rase de bois de la forêt communale. Puis il a passé rapidement la parole à Joël BONHOMME en lui indiquant : « si tu veux en parler, ……. ». Joël BONHOMME a pris la suite et pour s’excuser de ce qu’il allait dire, a commencé par parler de la réunion de la commission qui avait eu lieu le 05 octobre 2018.
Après cette entrée en matière, et un peu ragaillardi, il a précisé : « J’AI demandé à l’ O.N.F, s’il était possible d’avancer la coupe rase prévue en 2020 et de la faire en 2019. Car en 2019, il n’y avait que des coupes d’éclaircies. Cela représentait plus de recettes pour équilibrer le budget 2019.
J’ai indiqué à Joël BONHOMME que dans le programme établi par les services de l’ O.N.F, que lui-même avait présenté et qu’il avait fait approuver par le conseil municipal, il n’y avait pas de coupe rase de prévue en 2019.
M. le Maire m’a alors répondu qu’on pouvait jouer sur le calendrier,
Véronique DARRIBET a demandé quel était l’intérêt pour la commune de le faire ?
Et Joël BONHOMME a répondu de manière assez ambivalente que cette année, les recettes étaient moindres. Il s’est même senti obligé de rajouter que si cette vente se faisait en 2019, on pourrait avoir des recettes plus importantes (c’est original, on n’avait jamais entendu un raisonnement aussi censé). En clair, si cette vente se fait, il y aura plus d’argent en caisse.
Je me permets de le relancer en lui demandant pourquoi il a lui-même présenté au conseil le calendrier établi par l’O.N.F, pourquoi il l’a fait valider par le même conseil, pour que quelques mois après il soit décidé (à 2 ou 3 personnes) de ne pas le suivre ?
M. le Maire répond que cela permettra d’équilibrer les recettes sur le budget de 2019.
Véronique DARRIBET demande pourquoi ne pas avancer d’autres coupes pour vendre davantage de bois ?
Je repose la question de savoir pourquoi il a été demandé à l’ O.N.F de préparer un plan de travail, avec un calendrier comprenant dépenses et recettes, c’est-à-dire les travaux d’abattage et de vente, mais également les travaux d’entretien et de replantation. Je souhaite savoir pourquoi Joël BONHOMME et le Maire ont présenté ce dossier et l’on fait adopter si aujourd’hui on nous propose de ne pas respecter les engagements que l’on a fait prendre au conseil municipal ? (en d’autres termes, il est demandé au conseil de prendre une décision, et quelques jours après, on s’y assoie dessus). Ce n’est pas la 1ère fois certes, mais il ne faudrait pas que cela devienne une règle.
Joël BONHOMME, un peu piqué au vif, me rétorque que c’est la commune qui est propriétaire de la forêt, donc on fait ce que l’on veut.
Mais alors, lui dis-je, pourquoi faire perdre son temps à l’ O.N.F, puis au conseil municipal, puisqu’on sait qu’on ne respectera pas ce que l’on a voté ?
Francis HOUPPE intervient pour demander ce que représentait comme problème le fait de vendre ? C’est comme cela que ça se passe dans une entreprise, a-t-il rajouté.
Je lui fais alors aimablement remarquer que la commune n’est pas une entreprise, mais une collectivité. Et la gestion d’une commune n’a rien à voir avec la gestion d’une entreprise. De plus, si la commune ne respecte pas ses engagements, alors qui les respectera ? Comment le Maire fera-t-il pour faire respecter les règles à ses administrés ?
M. le Maire qui s’est senti un peu piégé, a voulu se retrancher derrière le fait que ce point avait été évoqué en réunion de la commission forêt, et a alors demandé ce qui avait été dit au cours de la réunion qui s’était tenue la veille ?
Étienne MOZUL qui ne voulait pas être en reste a même insisté et a demandé pourquoi Véronique DARRIBET n’avait rien dit lors de cette réunion ?
Mais le procès a tourné court, car Véronique DARRIBET a répondu que d’une part la réunion avait eu lieu la veille de la réunion du conseil, et d’autre part, que cette information, dont elle a eu connaissance en même temps que les autres membres de la commission, a été annoncée sous forme de décision et non sous forme de question appelant une réponse de sa part. Comme pour toutes les commissions a-t-elle rajouté, quand elles sont convoquées. Elle a donc eu besoin de travaillé sur ce sujet, ce qu’elle a fait en rentrant chez elle.
Comme il n’y avait pas vraiment d’arguments en faveur de ce projet, Joël BONHOMME s’est senti obligé d’insister sur la rentrée d’argent. Il a même rajouté qu’il y avait des frais à payer à l’ O.N.F au sujet de cette vente. (Comme si tout avait déjà été réglé et comme si le conseil n’avait même pas son mot à dire, ah bon !).
Tout en ne comprenant pas trop ce que venaient faire les frais dans la discussion, je lui demande à nouveau quel est le but de cette vente ?
Véronique DARRIBET enfonce le clou en lui demandant si tous les travaux prévus sur le calendrier de l’ O.N.F (c’est-à-dire les dépenses), vont bien être réalisés ? Parce que ces travaux doivent être effectués non pas pour le présent, mais pour les années à venir, c’est-à-dire pour les futures générations.
Joël BONHOMME à répondu en précisant qu’il « s’engageait à ce que les travaux prévus, soient réalisés.
D’accord dit Véronique DARRIBET, mais nous n’avons toujours pas d’explication au sujet de cette coupe rase, et quel est le but poursuivi en l’avançant d’une année ?
La commune fait appel aux services de l’ O.N.F pour gérer la forêt communale de pins et de chênes, parce que cet organisme est composé de spécialistes et pour venir en aide au conseil municipal, dont les membres sont plus ou moins qualifiés pour le faire. Ce service prend en compte l’état de la forêt communale. Les renseignements qui sont ensuite fournis à l’assemblée communale se rapportent non seulement aux travaux de plantation et d’entretien, mais il prévoit également de faire des coupes d’éclaircie dans les pins avant de prévoir des coupes rases, comme dans les chênes.
Le tableau qui nous concerne a été établi pour la période 2017 – 2031. La gestion qui doit être faite ne doit pas se limiter à une gestion égoïste, dans l’instant, ou bien pour financer des travaux dont l’utilité reste encore à prouver. Cette gestion (en bon père de famille) doit concerner l’avenir. Il faut penser que dans quelques années, ceux qui nous succéderont, seront bien content de pouvoir bénéficier des plantations réalisées et entretenues par les générations antérieures. Tout comme cela a été fait par nos prédécesseurs pour nous.
Gageons que cet argent ne servira pas à équilibrer le budget de manière tout à fait contestable.
Espérons que cet argent qui nous est présenté par le maire et son adjoint comme une « recette supplémentaire » sera réellement une poire pour la soif, et que l’équipe qui sortira des urnes en 2020 pourra le retrouver dans le budget en reliquat.
Mais mon petit doigt me dit qu’il ne faut pas trop rêver. Nous devrions en savoir davantage au moment de la présentation du Budget primitif 2019.






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