10 janvier 2019 – Point 5 : D.E.T.R
9 fév
Aménagement place du fronton – demande subvention État,
Pour présenter ce dossier, M. le Maire rappelle que suite à l’orage qui s’est abattu sur la commune de RIVIÈRE, le 30 juin 2018, des dégâts importants ont été occasionnés aux alentours du fronton, du fait d’une très grosse arrivée d’eau provoquant inondations et coulées de boues (arrêté du 17 septembre 2018 portant reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle).
M. le Maire précise ensuite que la commune a été classée en « état de catastrophe naturelle ». Cependant elle n’a pas pu bénéficier des aides de l’État car celles-ci ont été attribuées aux communes ayant été beaucoup plus gravement sinistrées. Mais, les services de la Sous Préfecture lui ont indiqué qu’une demande de financement par l’État pourra être présentée dans le cadre de la D.E.T.R, au titre de l’exercice 2019.
Il rappelle que chaque membre du conseil a reçu un tableau reprenant le projet d’aménagement du fronton dont le montant pourrait s’élever à 350.000,00 €. Cette somme correspond aux travaux de remise en état, mais comporte également des travaux neufs.
Ce à quoi Étienne MOZUL précise qu’il n’est pas au courant, qu’il s’agit effectivement de nouvelles dépenses, et qu’il ne comprend pas le plan. Il indique : « en principe je vois le dossier avant …. » puis il rajoute qu’il émet une grande réserve au sujet de ces travaux, et qu’il va falloir être extrêmement vigilant, car le budget 2019 va être très serré.
Pour faire un peu de mauvais esprit : si le budget est serré, il suffit de prévoir avec le 1er adjoint une nouvelle coupe rase dans la forêt communale.
Plus sérieusement et sans vouloir intervenir dans ce débat qui ne semble concerner que la majorité du conseil, même s’il est intéressant, je me suis permis d’intervenir en précisant que je me faisais l’écho de la réunion de la commission des travaux qui s’était tenue quelques jours auparavant.
Étienne MOZUL a cru bon devoir rajouter qu’il faisait cette intervention en sa qualité d’adjoint en charge des finances. Ce qui est curieux c’est qu’il se soit senti obligé de préciser cela car il avait l’air de ne pas être au courant de ces travaux ni de leur montant. Ce qui est un comble. Mais, ………
Comme je l’avais demandé lors de la commission des travaux, j’ai précisé que pour faire un dossier de demande de subvention il fallait joindre des devis pour les travaux prévisionnels. Francis HOUPPE m’avait alors répondu qu’il en avait déjà, sans pour cela indiquer aux membres de la commission ni leurs provenances, ni leurs montants. Encore une fois, il s’agissait donc de venir dire « amen » à un travail déjà réalisé.
J’ai donc donné ces informations aux autres membres du conseil (surtout à ceux qui ne font pas partie de la commission). Je pense que cela devrait se faire de cette manière, mais nous n’avons pas pris l’habitude de travailler comme cela, avec un rapporteur qui fait état en réunion du conseil des travaux de telle ou telle commission. De plus, les membres de la majorité ne posent aucune question. Soit ils ne se sentent pas concernés, soit cela ne les intéresse pas. En d’autres temps on qualifiait les mêmes catégories de « godillots » ou de « béni oui oui ». Le seul qui a fait mentir cet adage ce soir là c’est notre ministre des finances qui semblait ne pas être au courant.
J’ai donc saisi la balle au bond pour « rassurer » Étienne MOZUL, en lui rappelant qu’il ne s’agissait que d’un dossier de demande de subvention pour la Sous Préfecture, et que, comme nous l’avions suggéré en commission, ce dossier serait étudié plus en profondeur.
J’ai même cru devoir insister en précisant que ce dossier pour la Sous Préfecture était très urgent puisque il devait être déposé avant le 16 janvier 2019. Or la réunion du conseil avait été convoquée pour le 10 janvier, ce qui laissait un délai extrêmement court.
Joël PRAT a alors confirmé que comme d’habitude on s’y prenait au dernier moment, et le conseil devait se prononcer « en catastrophe ».
Francis HOUPPE a, tant bien que mal essayé d’expliquer le plan fourni, pour aider M. le Maire qui était un peu en difficulté sur ce dossier. Il explique alors : – » ‘il s’agit d’une ébauche et la phase 2 sera la phase finance, dans laquelle Monsieur MOZUL pourra prendre connaissance de ce document, ….. » - ça va, j’ai compris rétorque séchement Etienne MOZUL, - ça ne fait rien, poursuit Francis HOUPPE, j’irai jusqu’au bout. Et notre premier magistrat qui veut lui aussi arrondir les angles, se sent obligé de dire que « le dossier est une base de travail et il a été préparé uniquement pour présenter une demande de D.E.T.R ». Ces quelques réflexions, « internes à la majorité » laisseraient-elles entrevoir quelques tiraillements ?Mais à en croire le comportement de notre triumvirat, cela ne valait pas la peine de s’en faire car tout avait l’air bouclé, et comme d’habitude, le conseil venait uniquement pour valider quelque chose qui n’avait même pas été clairement expliqué. Voyons si la promesse de retravailler ce dossier est tenue. Chiche !
J’en ai donc profité pour dire que le dossier qui nous avait été transmis, outre le fait qu’il avait le mérite d’exister, était malgré tout, très schématique et n’était pas très facilement compréhensible pour le commun des « mortels » que nous sommes. Le plan du projet de maison de la nature est plus petit que celui du court de tennis. Il y a des jardins partagés à la place du parking de la pétanque, et ainsi de suite. Il conviendrait donc qu’un architecte se penche sur ce dossier pour nous donner un avis technique mais aussi paysager, l’avis d’un homme de l’art.
Aménagement fronton, projet plan de masse
M. le Maire a indiqué à ce moment là, avoir demandé au service technique de la C.A.G.D de préparer un projet d’aménagement.
Je lui ai confirmé qu’un architecte aurait une autre vision d’ensemble, alors que le service de la C.A.G.D (sans vouloir lui retirer ses qualités) n’aurait qu’une vision très « administrative » pour l’aménagement de cet espace. Il s’agit de faire quelque chose qui doit durer. Il faut donc y réfléchir sérieusement autour d’une table, avec l’avis de plusieurs personnes et non confier cela à une seule personne aussi compétente soit-elle.
M. le Maire s’est senti obligé de préciser qu’il faudrait payer un architecte.
« La C.A.G.D ne travaille pas gratuitement » lui dis-je.
Francis HOUPPE était d’accord avec moi pour demander l’avis d’un architecte.
M. le Maire indique qu’il y voit bien une ombrière. De quoi s’agit-il ? C’est un espace qui, comme son nom l’indique est destiné à faire de l’ombre, mais qui peut être construit de deux manières différentes, soit sous forme de « hangar » destiné à abriter quelque chose, soit sous forme d’abri (parking) dont la toiture est surmontée de panneaux photovoltaïques. Dans un cas comme dans l’autre, c’est un coût supplémentaire, mais qui mérite d’être étudié. Toujours est-il que pour l’adjoint aux finances il s’agit encore de dépenses supplémentaires.
Et même si notre ministre des finances n’était pas dans son assiette, M. le Maire a demandé au conseil son accord pour l’autoriser à déposer une demande de subvention (D.E.T.R) auprès de la Sous Préfecture.
J’ai tenu à préciser à nouveau (car chat échaudé craint l’eau froide) que s’il s’agissait d’un avant-projet qui devait être retravaillé en commission, avec l’avis d’un « expert en espace », nous étions obligés de voter pour.
M. le Maire a tenu à rassurer son adjoint aux finances, en lui indiquant que ces travaux ne se feraient pas en 2019, mais peut-être en 2020.
Le conseil a donc voté pour cette demande de subvention, à l’unanimité.






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