Réunion du 16 novembre 2018 – Point 3 – Maison de la nature
19 déc
Validation du coût et consultation des entreprises,
Dans la logique des choses (mais il ne faut pas parler de cela à notre maire), ce point aurait du être débattu avant le vote de la décision modificative puisqu’il s’agit de dépenses supplémentaires pour la maison de la nature. Imaginons qu’une majorité du conseil ait décidé de se prononcer contre ce point. Cela n’aurait servi à rien, puisque la décision modificative avait été votée, les crédits sont inscrits ainsi que d‘éventuelles recettes. Non seulement la logique, mais une des règles élémentaires de comptabilité aurait du être respectée dans ce sens. Mais il n’en n’a rien été puisque M. le Maire a décidé que la logique ce n’est pas son affaire. Peu importe a-t-il dit, c’est comme ça !
Nous avons donc pris connaissance du « dernier coût prévisionnel », c’est le troisième. Outre les 30.000,00 € - Nous sommes en effet partis à : moins de 150.000,00 €, - Nous avons ensuite ajusté à : 185.000,00 €, - Et nous en sommes aujourd’hui à : 235.000,00 €.Et contrairement à ce qu’indique notre secrétaire de séance, le tableau présenté n’intervient pas suite à l’estimation de l’architecte, puisqu’en fait M. AVRIL en a établi 3 estimations. Et cette dernière mouture intervient suite à une rencontre entre le maire, l’architecte et le Président de l’A.C.C.A. Au cours de cette réunion (c’est le maire qui parle) un point a été fait au sujet des besoins de la « maison de la chasse ».
Tout a donc été chiffré (pour une 3ème fois), et pour que cela puisse mieux passer, le tableau comprend un certain nombre de points qui ont été supprimés : - Montant des options non retenues : 21.780,00 € - Montant des options retenues : 22.080,00 €.C’est bien trouvé comme tactique, car en faisant une très grande liste d’options, on peut en supprimer. Comme cela, dans l’inconscient humain, chacun peut penser que cela aurait pu être plus cher. Et, en faisant la différence entre les plus et les moins, on a l’impression que ça s’annule, à quelque chose près.
Mais, depuis que l’on parle d’une salle d’éviscération, le conseil a d’abord inscrit la somme de 30.000,00 € en 2015, et plus on avance, plus on en rajoute (pourvu que ce soit la dernière estimation). Et l’on en arrive aujourd’hui à la bagatelle de 235.000,00 €, soit quand même 200.000,00 € de plus que prévu initialement. D’ailleurs pour finaliser cette fichue salle d’éviscération (qui aurait pu être construire 10 fois depuis 2014), on n’est même pas certains qu’elle soit obligatoire.
Il faudra pour le projet présenté par le maire un équipement spécifique : - Un portique viande, - Un portique circulation, - Une chambre froide, - Une centrale de nettoyage, - Une armoire nettoyage équipée, - Une porte centrale. Pour un coût total de : 17.880,00 € TTC.Rappelons ici que, d’après le Président de l’ A.C.C.A, il y a une cinquantaine de battues par an. Avec 52 semaines dans l’année, cela revient à une battue par semaine. D’après certains chasseurs les 50 battues restent à prouver, et toujours d’après eux, il y a bien la moitié des battues au cours desquelles, les chasseurs reviennent « bredouilles ». Nous tombons donc à 25, et sur le nombre restant il en reste combien au cours desquelles les chasseurs reviennent avec un seul animal abattu ? Imaginons donc ce local spécifique équipé pour la chasse (ou du moins pour les chasseurs de battues qui ne représentent pas la totalité des chasseurs). Et rappelons-nous le coût pour des battues à la suite desquelles il faudra mettre tout ce matériel en action pour un seul animal à dépecer.
Pour l’aménagement de ce bâtiment, il faudra ensuite, (parce que c’est original) un puits canadien. Ce n’est certes pas la dépense la plus élevée, et cela doit pouvoir servir à l’ensemble du bâtiment : 4.200,00 € TTC. Lorsque Véronique DARRIBET a demandé des explications, ce n’était pas parce qu’elle ne savait pas ce qu’est un puits canadien, mais parce qu’elle voulait savoir pourquoi ce choix. Et à la lecture du compte rendu, chacun peut se demander si c’est le maire qui a donné cette explication, ou bien si c’est le secrétaire de séance qui n’a pas tout compris. Il est écrit « qu’il s’agit d’un système d’aération (ah bon !) qui permet de préchauffer l’air extérieur en hiver et de pré rafraichir l’air chaud en été ». Et moi qui pensais bêtement qu’il s’agissait de chauffer le bâtiment. Eh bien non, il s’agit de « chauffer ou refroidir l’air extérieur ». Et l’on arrive vite à 22.080,00 € TTC.
Ce à quoi il faut rajouter d’autres frais. Encore ?
Eh oui, par exemple dans le dossier initial, l’architecte n’avait pas prévu les travaux de raccordement aux réseaux : électricité, téléphone, eau, assainissement, …. C’est quand même étonnant pour un architecte qui a déjà réalisé une maison de la chasse sur la cote. Estimation : 10.000,00 €.
L’architecte n’avait pas non plus prévu d’étude de sol. Là encore c’est étonnant puisque la première mission qui lui a été confiée par décision du maire concernait justement une étude de sol, pour savoir si à l’endroit où était prévu la première maison de la chasse on pouvait construire ou reconstruire un bâtiment. Cela aurait du lui ouvrir les yeux L’architecte n’avait pas non plus prévu de bureau d’études pour les fluides, il s’agit des réseaux internes (électricité, chauffage, …. L’architecte n’avait pas non plus prévu de confier à une cabinet une mission S.P.S (Sécurité et Protection de la Santé), obligatoire dés lors qu’il y a deux ou plus de deux entreprises qui interviennent simultanément sur un même chantier. Étonnant encore car ce ne doit pas être le premier chantier dont il s’occupe. L’architecte n’avait pas non plus prévu de prendre un Bureau de contrôle qui a en charge de vérifier les calculs de l’architecte (justement) notamment étude béton, etc. ….. Ces frais supplémentaires s’élèvent à 12.357,00 € TTC. Soit un surcoût total par rapport à la 2ème estimation, de 35.861,00 € TTC.Et nous avons donc évité une cloison mobile pour la salle de réunion, une pompe à chaleur et un système de récupération des eaux pluviales pour alimenter les toilettes, soit : 20.000,00 €
financement maison de la nature
Cependant, lorsque Véronique DARRIBET a demandé quel était le système pour le chauffage d’appoint, après quelques tergiversations, M. le Maire a été obligé de répondre que le chauffage se ferait avec des radiateurs électriques. Il faut donc en conclure que le « puits canadien » qui n’est rien d’autre que de la géothermie, est insuffisant et qu’il faut donc revenir à notre système « ancien » à l’électricité.
Devant cette débauche de travaux supplémentaires, j’ai donc demandé pourquoi l’architecte n’avait pas tout prévu. Et se pose également la question de savoir quelle est la mission d’un architecte, s’il lui arrive d’oublier des travaux alors qu’il est précisément là pour aider et conseiller (en payant) la collectivité. Et les élus qui ont élaboré ce projet (maire et adjoints), comment n’ont-ils pas pu le rappeler à l’architecte pour qu’il chiffre dés la première estimation l’intégralité du projet. Ou alors, faut-il imaginer que tout a été fait volontairement de manière à faire avaler une couleuvre au début et indiquer qu’à la fin c’est la faute à l’architecte.
J’ai ensuite rappelé que l’ensemble du conseil était parti sur une salle d’éviscération avec un montant inscrit de 30.000,00 €. Étienne MOZUL s’est senti obligé de rétorquer que les 30.000,00 € initialement prévus ne concernaient qu’un projet qui n’a pas pu se faire. Cependant il était prévu à l’époque que la commune fournirait des crédits pour l’achat de matériaux, pour que les chasseurs assurent eux-mêmes la main d’œuvre.
Et pour insister sur ce point, je connais une commune qui a inscrit la somme de 10.000,00 € pour les matériaux et 2.500,00 € pour l’architecte, et les chasseurs ont réalisé une salle d’éviscération impeccable, avec 2 pièces et une chambre froide, électricité, eau, et raccordement au réseau d’égout. On est bien loin du compte.
Mais au bout d’un moment, M. le Maire a fini par dire la vérité : au départ c’était un local pour les chasseurs, mais le projet a été revu, il s’agit d’une maison de la nature avec un observatoire (un couloir qui n’a même pas d’issue de secours), conciliant les attentes des divers acteurs associatifs proches de la nature et des Barthes.
Tous les acteurs associatifs à l’exception d’une association que M. le Maire et ses adjoints ont pris soin de ne pas inviter : Berthes passion. Pourtant, ne serait-ce que dans l’intitulé, on comprend facilement que cette association est proche de la nature et des Barthes. Mais, M. le Maire et ses adjoints n’aiment pas, ni sa présidente, ni sans doute les membres qui la composent.
Alors c’est donc ça, on est passé d’une maison de la chasse à la maison de la nature. Mais pourquoi et comment ?
M. le Maire est parti à la pêche aux subventions, mais mis à part celle attribuée par l’État : la D.E.T.R, il fallait un dossier en adéquation avec l’objet défini par celui qui apporte l’aide financière. Dans tel service il lui a été dit c’est bon le dossier maison de la chasse passe, mais dans d’autres, il lui a été répondu que pour une maison de la chasse on ne verserait rien. C’est tout d’abord ce qui s’est passé avec le Conseil Départemental, mais M. le Maire n’a pas donné de véritable explication. Il s’est contenté de dire qu’il avait eu un refus. C’est ce qui s’est passé aussi avec le Pays A.L.O qui lui a fait la même remarque. Mais ne fermant pas vraiment la porte il lui a été suggéré de modifier son projet en maison de la nature par exemple. Et là, le PAYS a dit nous on finance, mais il faut un projet pédagogique. Il a donc fallu se creuser la cervelle un petit peu.
De plus il a fallu que le Président rappelle à notre maire qu’il ne manquait pas d’air, et qu’il avait demandé une subvention sans présenter la modification des statuts du PAYS. Comme quoi, une bonne remontée de bretelles des fois, ça peut porter ses fruits.
Et aujourd’hui on se retrouve avec une maison de la nature, et c’est une de maison de la chasse à laquelle on a rajouté un observatoire. Mais ce fameux observatoire n’est qu’un couloir dans lequel les « observateurs » vont avoir du mal à se croiser s’ils sont plus de 3 ou 4. De plus, la disposition du bâtiment ne va permettre d’observer que les peupliers qui se trouvent en bordure de les Barthes. C’est la réflexion qu’avait faite en son temps, Joël PRAT à M. le Maire, dans le but de lui signifier que même si le projet est intéressant, il ne doit pas être édifié à cet endroit. Mais à force, nous sommes quelques-uns à avoir compris qu’il est dérisoire de vouloir faire entendre raison à quelqu’un qui ne vous écoute pas.
De plus, et toujours dans le même état d’esprit, en pensant que si le projet est intéressant, est-ce une priorité pour le budget « serré » de notre commune ? N’y a-t-il pas d’autres priorités comme par exemple la mise en sécurité de la R.D 13 dite route du Vimport qui va de l’ancien bureau de tabac jusqu’à l’entrée de la route de l’ancienne gare ? C’est un sujet dont on n’arrête pas de parler, mais on ne fait rien.
Pour l’équipe majoritaire, mais surtout pour M. le Maire,de il est beaucoup plus urgent de construire une maison de la nature pour pouvoir l’inaugurer avant la fin du mandat (mars 2020). Mais la seule chose qu’il ne pourra pas faire, ne serait-ce que par modestie, c’est lui donner le nom de son « auteur », le jour de l’inauguration.
Et notre secrétaire de séance termine la rédaction de ce point 3 de l’ordre du jour en mettant en gras le coût du projet : 200.300,00 € TTC. Mais il ne parle effectivement que des travaux du bâtiment, car il faut y rajouter les frais connexes comme les frais d’architecte et autres ce qui fait arriver le projet à 235.861.80 € TTC.
Mais il n’a pas non plus fait état du parking que veut faire M. le Maire à proximité de la maison de la nature. Un espace d’environ une trentaine de place, fait selon le modèle de celui qui a été fait devant l’école.
Là encore, le chiffrage n’est pas fait. Ce sera donc la surprise du chef pour le budget 2019 (qui sait ?).
Et lorsque Véronique DARRIBET a demandé comment on allait financer tout cela, c’est-à-dire la somme indiquée dans le tableau sous le vocable : « Fonds propres », elle n’a pu obtenir de réponse bien précise. Étienne MOZUL s’est contenté de dire : « en équilibrant le budget ». C’est original comme réponse.
Le montant des fonds propres est l’addition (pour le moment) de : 127.363,49 € + 15.525,00 € soit : 142.888,49 €. Et ces fonds propres proviennent de l’excédent (en partie) fait sur le budget du lotissement Bergay. Car, en majorant le prix du terrain de quelques dizaines d’euros, on dégageait une marge pour financer la maison de la chasse ou de la nature.
Ce sont donc les acquéreurs des lots de ce lotissement qui participent au financement de ce bâtiment. Alors que c’est l’ensemble des rivièrois qui aurait du y participer. Cela explique donc en partie pourquoi il y a eu 5 voix contre, au moment du vote concernant ce point de l’ordre du jour.






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